Le dossier de presse du Bastogne War Museum

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Bastogne War Museum

« Living Memory of the Ardennes »

PLUS QU'UN SIMPLE MEMORIAL LE PARCOURS HISTORIQUE

Le Bastogne War Museum est un nouveau lieu de mémoire consacré à la Seconde Guerre mondiale et est présent à deux pas du célèbre Mémorial du Mardasson. Le Bastogne War Museum prend place au sein d'un bâtiment flambant neuf à l'architecture audacieuse !

A travers le prisme de la bataille des Ardennes, le nouveau parcours muséal propose au visiteur une remise en contexte moderne et interactive des causes, des événements et des conséquences de la Seconde Guerre mondiale.

Ce nouveau lieu de mémoire sera aussi un véritable lieu de vie et proposera : boutique, cafétéria, terrasse ensoleillée, ainsi que de nombreux événements et expositions temporaires. Il s'agit aussi, avec l'ouverture du Bastogne War Museum, de mettre en valeur, de la plus belle des façons, les différents atouts du site et de sa région.

Le Bastogne War Museum se donne l'ambition de répondre aux attentes d'un public qui n'a, dans sa grande majorité,  pas connu la guerre, et qui en a par conséquent, au mieux une vision livresque, ou pire, pas de vision du tout si ce n'est de vagues images véhiculées par le cinéma et la télévision. Il se veut aussi intéressant pour les non-initiés que pour les plus spécialistes en la matière.

Le Mémorial du Mardasson et le Bastogne War Museum partagent une ambition commune : honorer la mémoire de ceux qui se sont battus pour notre liberté et défendre les valeurs de paix et de liberté

Les volumes aérés  et variés des salles apportent à l'édifice une ambiance de sérénité et de recueillement. L'ensemble de l'ouvrage a été aussi spécialement pensé et réalisé afin de permettre aux personnes à mobilité réduite d'effectuer une visite optimale des lieux.

1. Trois moments de visite en totale immersion

La découverte du parcours scénique va se dérouler en trois grandes phases.

  • D'abord, les années avant-guerre avec la montée des mouvements extrémistes. Le visiteur est plongé dans l'ambiance des années d'avant-guerre. Il peut s'imprégner de tout ce qui a attisé la montée des extrêmes à travers le monde.
    Séquence qui se clôture alors que le visiteur pénètre dans un décor grandeur nature d'un quartier général, où il peut découvrir, sur un écran 3D, l'actualité cinématographique d'époque.
  • Ensuite, vient la découverte de la période allant de l'invasion de mai 40 à la libération de septembre 44.  De nombreuses thématiques, richement illustrées en documents et en objets du quotidien, pour la plupart montrés pour la première fois au grand public, permettent au visiteur de mieux comprendre ce que fut la vie sous l'occupation en Belgique et à travers le monde.
  • Troisième étape, de décembre 44 à la fin de la guerre. Cette séquence est présentée dans le nouveau bâtiment. Par une sélection pertinente et une mise en scène exceptionnelle, le visiteur est plongé au coeur de la bataille. Des dizaines de vitrines, des centaines d'objets du terrain tant civils que militaires donnent à cet ensemble une vive émotion. Deux moments forts de cette période : le visiteur pénètre d'abord dans un décor de forêt grandeur nature où il vit les combats aux côtés des soldats. Un peu plus tard, c'est assis à la table d'un estaminet, plus vrai que nature, qu'il va être plongé  avec la population au coeur même des bombardements.  Une totale immersion au coeur même de la bataille...

2. Deux fils rouges

Premier fil rouge : quatre personnages

Le visiteur retrouve tout au long du parcours des interventions récurrentes de quatre personnages qui lui ont été présentés à l'entrée du Mémorial. Ces quatre protagonistes sont présents au sein même des scénovisions. Cela permet au visiteur de développer un œil critique face aux différentes facettes de la guerre. De par leurs différents témoignages, ils apportent des points de vue suggérant de nouvelles pistes de compréhension de l'Histoire.

En effet, chacun d'eux, n'a pas eu la même vision des faits. Robert Keane (caporal américain de la 101e aéroportée), Hans Wegmüller (lieutenant allemand de la 26e Volksgrenardier Division), Mathilde Devillers (jeune institutrice bastognarde) et Emilie Mostade (un élève de 13 ans) vous expliquent chacun, à leur manière, comment ils ont vécu ces terribles années de guerre.

Second fil rouge : des témoignages

Tout au long du parcours, le visiteur découvre, de façon récurrente, les témoignages de civils et de soldats qui ont connu la guerre dans la région, le tout présenté de manière interactive. Ces témoignages historiques permettent d'apporter un regard plus concret sur cette période. Beaucoup d'interwiews ont été réalisés par de jeunes bastognards. Ce qui confère à ces rencontres intergénérationnelles un aspect passionnant et souvent très émouvant. Les questions posées sont celles d'adolescents de notre époque et devraient donc intéresser le  public plus jeune.

3. Des collections exceptionnelles

De par la richesse historique des centaines d'objets et documents  présentés, le public peut au fil de sa visite, se captiver au détour de plus de 70 vitrines.  Un travail minutieux de mise en place a été effectué durant plusieurs semaines par une équipe de professionnels de renommée internationale.
Une attention particulière a été portée quant à la sélection des objets qui sont proposés. Collections privées et publiques sont réunies sur un même site afin de proposer, pour la première fois, une vision différente du conflit, tantôt illustrant la vie des civils, tantôt celle des soldats.

Citons entre autres :

  • Documents exceptionnels : signature de Mussolini, bulletin de vote original de l'Anschluss, participation de la Belgique au JO de Berlin, …
  • Collections d'armes et d'uniformes issus du théâtre des opérations européen, du front de l'Est, du Pacifique…
  • Petit matériel du quotidien des soldats et des civils… dont notamment : étui à cigarettes du procès de Nuremberg, samouraï japonais, courrier des camps de concentration, matériel  artisanal de la résistance...  

Dans le futur, le Mémorial proposera au public des expositions temporaires et thématiques qui permettront d'aborder encore plus en profondeur l'histoire de ce conflit. Un partenariat sera mis en place avec d'autres musées et d'autres collectionneurs afin d'apporter encore plus de dynamique à l'ensemble de l'ouvrage.

4. Une guerre en images

Outre les documents et objets exceptionnels proposés, un soin particulier a été porté à la filmographie qui jalonne l'ensemble du Mémorial.  Ces archives sont un précieux support  afin de présenter aux visiteurs les événements sous un autre angle.

5. Une visite audioguidée

Le parcours, entièrement audioguidé, utilise l'ensemble des outils de la scénographie moderne (décors, interactifs, multimédias, reconstitutions, etc.) afin de mettre en lumière et de rendre intelligible à tous les publics un contenu scientifique et historique solide et dense.

Le parcours est ponctué de trois spectacles immersifs multisensoriels permettant de vivre l'histoire de quatre personnages au coeur du conflit. La conjugaison du parcours scénographié et des scénovisions garantit une visite qualitative et un registre de perception large où se mêlent émotion et information. Cette option a été retenue pour que le visiteur puisse s'arrêter sur des moments clé de l'histoire, tenter de s'imaginer la dureté des combats ardennais, mais aussi s'imprégner de l'atmosphère présente en temps de guerre. Ainsi, le visiteur prend place au sein d'un quartier général allié au sud de l'Angleterre le 5 juin 44, de l'offensive dans les bois proche de Bastogne à l'aube du 16 décembre 44 et au sein du café de l'oncle Victor le 23 décembrer 44, qui permettent une immersion totale dans l'Histoire.

6. Un parcours pour les enfants

Le jeune public n'a pas été oublié. Des bornes interactives disposées tout au long de la visite leur sont consacrées. Au travers d'expériences tactiles et visuelles, les enfants peuvent, eux aussi, aborder, à leur portée, l'histoire du conflit.

Un dossier pédagogique est mis à disposition des enseignants et des étudiants afin de préparer au mieux leur visite.

 

 

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1. Séquence d'introduction

Ce premier espace a pour objectif de créer une rupture avec l'espace d'accueil mais aussi de proposer un prélude à l'exposition permanente. La scénographie se compose essentiellement des mots-clés et d'une mosaïque d'images projetées à proximité de l'imposant char Sherman « Desorbry ». Les quatre personnages guidant le visiteur, selon un des fils rouges de la visite, y sont aussi présentés.

2. Entre crises et guerres

Le visiteur est directement interpellé et plonge dans les prémices de ce qui va devenir la Deuxième Guerre mondiale. Contrairement à la belle époque, l'heure n'est plus à l'optimisme car la Grande Guerre a fait des ravages. L'Allemagne est écrasée par les réparations à payer aux vainqueurs et les Bolcheviks de Lénine ont pris le pouvoir en Russie. La carte politique de l'Europe est remodelée à Versailles selon le principe des nationalités. Petit à petit, l'Europe se relève cependant, vivant pleinement les années folles. Ces quelques années d'insouciance sont interrompues dès octobre 1929 par le krach boursier de Wall Street qui amène une crise économique sans précédent. Le monde plonge dans la récession, formant ainsi un terreau propice à l'éclosion des extrémismes qui menacent bien vite la paix mondiale.

3. Premier scénovision

Ce premier scénovision montre en images 3D les circonstances du second conflit mondial et en particulier l'avancée des forces de l'Axe entre 1939 et 1943, minimisée ensuite par les offensives alliées entre 1942 et le printemps 1944. Le projecteur est ici braqué sur les opérations militaires et les événements politiques internationaux majeurs. La situation en Belgique n'est cependant pas oubliée.

4. L'invasion et l'occupation de la Belgique

En lien avec le premier scénovision, cette séquence situe la Belgique au sein du conflit mondial. Du viol de la neutralité à la reddition de l'armée en passant par l'exode des civils, tous les événements de 1940 sont présentés. Le visiteur découvre ensuite les différents aspects de l'Occupation (réglementations et répressions allemandes, rationnement, pillage économique, etc.) ainsi que les phénomènes de résistance et de collaboration.

5. Vers la libération

La séquence suivante emmène le visiteur dans les combats qui sont livrés à partir du printemps 1944. De la Normandie au Pacifique en passant par le Front russe, il découvre des pièces exceptionnelles venant parfois de l'autre bout du monde. L'accent est ensuite mis sur la libération de la Belgique.

Avant de découvrir la grande offensive qui a bouleversé l'Ardenne en décembre 1944, la période de l'automne 1944 est présentée. Celle-ci dévoile bien la menace des fameuses bombes volantes allemandes qui tombent sur les villes belges.

6. La Bataille des Ardennes

Lorsque l'on accède à l'extension, la fuite des civils ardennais en décembre 1944, symbolisée par des valises et charrettes d'époque, ne laisse pas indifférent. Les premières vitrines présentent quant à elles les belligérants qui sont disposés en face à face. Nous dévouvrons ensuite les grands noms de la bataille ainsi que l'évolution des combats. L'encerclement de Bastogne et l'épisode du célèbre « Nuts » ne sont bien sûr pas oubliés.

7. Deuxième scénovision

Cette salle est le décor reconstitué d'une lisière de forêt dans la région de Bastogne. Les spectateurs sont placés dans ce qui pourrait être un trou d'obus. Devant eux, le sol de la forêt jonché de débris avec des trous partout. Sans les voir, on devine la présence alentours de soldats terrés pour se protéger du froid et des balles. Au fond et sur les côtés, des photographies surdimensionnées prolongent le décor de collines dans le brouillard à l'infini. A mi-décor, deux écrans (environ 3,5 mètres de haut) en format vertical sont comme « encastrés » dans la forêt. C'est sur ces écrans que la bataille se déroule. Entre ces écrans, des troncs de sapins remplissent l'espace pour donner de la profondeur au décor. Au plafond, un matériau irrégulier d'un gris soutenu couvre toute la surface de la pièce. Il sert d'écran pour des images projetées de bas en haut. Ces images montrent le ciel couvert ou dégagé, mais aussi le passage des avions, les parachutistes...

8. La vie quotidienne au front

Dans la continuité de la séquence sur la Bataille des Ardennes, nous en apprenons ici davantage sur la vie des soldats alliés, allemands et britanniques au front. Images, vidéos et objets témoignent de l'hygiène, des repas ou des loisirs des combattants. Outre les fantassins, le matériel des tankistes, des infirmiers et des aviateurs des deux camps est présenté. Les effets personnels de plusieurs hommes ayant vécu les faits nous permettent ici plus d'approcher la « petite histoire », celle qui fait la Grande. Dans la continuité du parcours, les derniers combats de la Bataille des Ardennes et le sort des civils sont évoqués. Le troisième scénovision nous emmène finalement dans le quotidien des habitants durant ces sombres jours.

9. Troisième scénovision

La salle, légèrement trapézoïdale, est à double décor : un estaminet bastognard et sa cave, où se cachent des civils. Les spectateurs entrent dans la salle d'un estaminet fermé récemment. Le bar, les tables, les chaises et tous les accessoires sont encore en place. Seuls des adhésifs barrant les fenêtres, des bougies partout, des draps blancs posés sur les chaises et une légère couche de poussière, montrent que la guerre est bien présente. Les spectateurs s'assoient sur les chaises et assistent à la suite de l'histoire. Au moment où l'on évoque le bombardement sur Bastogne du 22 décembre, la pièce est plongée dans le noir durant quelques secondes. Lorsque la lumière se rallume, à la lueur d'une simple lampe à pétrole, la pièce a changé : nous sommes dans la cave de l'estaminet. Après avoir passé quelques minutes dans la cave avec nos personnages, le décor de l'estaminet se remet en place.

10. La Victoire et la sortie de guerre

Peu de musée portant sur la guerre ne révèle le quotidien des habitants après les combats. C'est ici chose faite. Les problématiques de la reconstrution ou des mines sont ainsi abordées. Une allée bordée de tombes nous fait ensuite prendre conscience du bilan humain de la guerre.

De l'Ardenne, nous repassons finalement vers un cadre plus large dans lequel plusieurs faits marquants de l'année 1945 sont mis en évidence : conséquences de la guerre en Allemagne, libération des camps, capitulations allemande et japonaise, Nuremberg, lieux de mémoire, etc. La période clé de la sortie de guerre, marquée notamment par la fondation de l'ONU, l'émergence de l'Europe ou la Guerre froide, annonce finalement les grandes tendances des années suivantes.

Le parcours se conclut enfin par la visite audioguidée (en extérieur) du Mémorial du Mardasson (la voie de la Liberté et la symbolique du Mardasson).

 

 

 

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